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18 JUILLET 1944,

L'opération Goodwood

 

Thumbnail imageLe 18 juillet 1944, Montgomery ordonne l'attaque la plus massive qu'aient jamais lancée les Britanniques : c'est l'opération Goodwood.

Partant de la zone de Ranville-Bréville-Escoville, l'objectif du VIIIe corps britannique est d'atteindre la crête de Bourguebus et Vimont.

 

Thumbnail imageDans le même temps, l'opération Atlantique menée par le IIe corps canadien doit libérer la rive droite de l'Orne de Colombelles à Vaucelles et plus au sud.

Au petit matin, après un intense bombardement, 75 000 hommes, 1 300 chars et 750 canons entrent en action.

Thumbnail imageLes Allemands s'attendent à cette attaque. Ceux qui n'ont pas péri sous les 8 000 tonnes de bombes lâchées des quelques 2 000 avions alliés redeviennent vite agressifs.

Thumbnail imageA 16 heures, les hommes de la British Guards Armoured Division entrent dans Cagny, village dévasté par les 650 tonnes du bombardement matinal.

 

Thumbnail imageAprès des combats acharnés, les Britanniques investissent Bras, Hubert-Folie, Soliers, Four et Le Poirier le 19, Frénouville et Bourguebus le 20.

Sur le front est, Toufreville, Sannerville, Banneville-la-Campagne et une partie d'Emiéville sont pris le 18.

Le 20, en fin d'après-midi, des pluies d'orage qui dureront 24 heures mettent fin aux combats qui ont fait 4 000 tués et 30 000 blessés ou disparus dans les rangs britanniques.

Le front restera approximativement le même jusqu'au 17 août. Pendant ce mois, les Allemands détruisent tous les clochers du secteur pouvant servir d'amer.

 

Thumbnail imageA voir

> Stèle commémorative de l'éperonnage d'un Tiger II allemand par un Sherman des Irish Guards (Cagny-Emiéville, RD 225).

> Plaque commémorative à la mémoire des Guards et panneau d'information à Cagny.

> Panneau d'information permanente "Cagny 1944" au centre du village.

> Cimetière militaire britannique où sont enterrés les soldats morts pendant la bataille, 2175 tombes (Banneville-la-campagne - RN 175).

 

 

 Le fait d'arme de John Gorman

(lire la suite...)

Thumbnail imageEn milieu de l'après-midi du 18 juillet, venant du nord de Cagny, dans le sillage du 2e Grenadiers vient le Bataillon d'Irish Guards qui est arrêté pendant un long moment devant Cagny et finalement est dévié vers l'est par la résistance du front. Un chef de section entreprenant, le Lieutenant Gorman s'en va fureter vers l'avant à travers les grandes haies pour voir s'il peut identifier le lieu d'où provient le feu ennemi. Il est interloqué, en arrivant en haut d'une petite éminence (le Mont d'Emiéville à mi-chemin entre Cagny et Emiéville) de trouver de l'autre côté, à moins de 200 mètres, deux Tiger et deux autres chars allemands. Son canonnier tire sur celui qui est à l'avant, mais à la grande consternation de Gorman, le projectile rebondit et va exploser dans les airs.

"J'ordonne au canonnier de tirer une nouvelle fois, mais une voix caverneuse monte des entrailles du char :

Thumbnail image- Le canon est bloqué, monsieur."

Voyant le mortel canon de 88 mm du Tiger pivoter lentement pour chercher sa cible et se rappelant qu'il a été entraîné à avancer en cas de doute, Gorman ordonne à son pilote d'accélérer et de foncer sur l'ennemi. Heureusement la tourelle du char allemand manque plutôt d'énergie et, juste avant que son canon ne le vise, le Sherman heurte le Tiger en plein milieu.

C'est pour les deux équipages, le signal de décamper pour chercher un abri. Le radio des Irish Guards se retrouve dans le même fossé que les Allemands, et là, sous un bombardement intensif, les deux partis déclarent une trêve locale.

De son côté, Gorman revient en courant là où il a laissé le reste de sa section, prend un autre Sherman, un Firefly équipé d'obus perforants de 17 livres, et met en feu le Tiger éperonné.

Une stèle commémorative a été érigée sur la RD 225, entre Cagny et Emiéville (Plan).